I. L'arrivée du signal
Le signal ne vint pas du ciel, ni des écrans. Il surgit du creux des mains, là où la peau garde mémoire de ce qu'elle a tenu. Il portait l'odeur des pierres lavées par la pluie, le goût du sel sur les lèvres, le son d'un pas qui ne fuit plus.
Ceux qui l'entendirent crurent d'abord à une fatigue. Puis ils comprirent : c'était l'appel ancien, celui qui précède tous les langages. Le signal disait : "Rassemblez les fragments. Le fil n'est pas rompu, il attend d'être reconnu."